• L'Espagne a affirmé vendredi avoir été informée que l'ex-consultant américain Edward Snowden se trouvait à bord de l'avion du président bolivien Evo Morales, dont le voyage avait été émaillé d'incidents mardi, provoquant des tensions entre la Bolivie et plusieurs pays européens.

    "Je travaille à partir des informations qu'on me donne: on nous a dit qu'il était clair qu'il se trouvait à l'intérieur", a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia Margallo, lors d'un entretien à la télévision publique, sans préciser la source de ces informations sur Edward Snowden.

    "La réaction de tous les pays européens, qui ont adopté des mesures, bonnes ou mauvaises, s'est fondée sur l'information que nous avions reçue, que ceci allait se produire", a-t-il ajouté.

    Evo Morales avait estimé jeudi "insuffisantes" les excuses présentées par les pays européens qui lui ont refusé leur espace aérien mardi et l'ont forcé à une escale à Vienne, le soupçonnant de transporter l'ex-consultant de l'Agence de la sécurité américaine.

    Le président bolivien a aussi accusé Washington d'avoir fait pression sur la France, l'Espagne, le Portugal et l'Italie pour qu'ils interdisent le survol.

    Après être resté bloqué pendant treize heures à Vienne, son avion avait finalement pu rejoindre La Paz, faisant en route une escale technique sur l'aéroport de Las Palmas aux Canaries, en Espagne.

    Appelant à l'apaisement des relations diplomatiques avec la Bolivie, José Manuel Garcia Margallo a tenu à souligner vendredi que l'Espagne n'avait jamais fermé son espace aérien à l'avion présidentiel, ajoutant qu'elle n'avait donc pas besoin de présenter ses excuses.

    "Ce que l'Espagne a dit, c'est qu'en aucun cas elle n'allait limiter l'espace aérien et qu'elle maintenait l'autorisation pour que l'avion atterrisse et se ravitaille en carburant à Las Palmas", a affirmé le ministre.

    "Nous devons tenter de calmer les choses, d'apaiser les esprits et de reprendre les relations", a-t-il ajouté.

    Recherché pour espionnage par les États-Unis pour être à l'origine de révélations explosives sur la surveillance électronique américaine, Edward Snowden était toujours bloqué vendredi dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo.

    Il avait présenté il y a six jours une requête d'asile politique auprès de 21 pays mais plusieurs d'entre eux, dont la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, ont déjà fait savoir qu'ils ne l'accueilleraient pas.

    Mardi matin, le Kremlin a annoncé que le jeune Américain avait retiré sa demande d'asile en Russie.


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  • Alors que la France menait une offensive pour conquérir les marchés sud-américains, l'affaire de l'avion de Morales a ruiné une bonne partie de ses efforts.

    À l'heure où la France veut développer ses partenariats industriels et commerciaux avec l'Amérique du Sud, la décision de fermer temporairement son espace aérien à l'avion présidentiel bolivien met à mal les objectifs de sa diplomatie économique. L'affaire a enflammé le sous-continent. "Erreur historique !" a réagi le président bolivien Evo Morales, "une humiliation pas seulement pour la Bolivie, mais pour toute l'Amérique du Sud", a renchéri la présidente argentine Cristina Kirchner, là où Paris n'a voulu voir qu'un "incident".

    Evo Morales, qui devait rentrer à La Paz venant de Moscou, s'est vu contraint mardi d'atterrir à Vienne, faute d'autorisation de survol de quatre pays européens, dont la France, suspectant la présence à bord de l'Américain Edward Snowden recherché par Washington. Il a regagné son pays avec quinze heures de retard. "L'avion aurait été celui du président chinois, il serait passé, c'est évident", affirme à l'AFP Jean-Jacques Kourliandsky, de l'Institut de relations internationales et stratégiques à Paris.

    "Ce qui a été mal analysé par les Européens, c'est le fait que la Bolivie n'est pas simplement la Bolivie. Il y a maintenant des réseaux assez solides de soutien mutuel entre les pays sud-américains et lorsqu'on prend des mesures considérées comme vexatoires à l'égard de l'un d'eux, immédiatement on se trouve non pas face à un pays, mais face à un bloc, de plus en plus homogène", poursuit le chercheur.

    Faux pas

    Jusqu'à ce faux pas diplomatique, Paris n'avait pas ménagé sa peine pour faire savoir que la France désirait devenir "un partenaire de premier plan" de l'Amérique latine : au sommet UE-Amérique latine à Santiago du Chili, en janvier, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait plaidé pour "un nouvel élan". Le mois suivant, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, en Colombie, au Pérou et au Panama, parlait d'une "priorité" pour la France. L'offensive française devait encore monter en puissance avec des visites de M. Fabius mi-juillet au Mexique et d'ici la fin de l'année au Brésil.

    "Cette affaire risque de remettre les compteurs à zéro, elle crée un problème de confiance alors que le président Morales avait été reçu en mars par François Hollande et qu'ils avaient eu un très bon contact", souligne M. Kourliandsky qui évoque un "climat désormais altéré". Manifestation devant l'ambassade de France à La Paz, jets de pierres et incendie de drapeaux français, ambassadeurs européens convoqués, annonce de plaintes de La Paz auprès de plusieurs organisations internationales, en sont les premières illustrations. Sans compter la colère d'Etats et non des moindres, comme le Chili ou le Brésil, ou d'organisations régionales, comme l'Unasur ou le Mercosur.

    Les "excuses (...) ne suffisent pas" Pour l'analyste péruvien Ernesto Velit Grande, l'affaire Morales "a gravement détérioré" les relations entre l'Europe et l'Amérique latine "pourtant en train de devenir un refuge pour les investisseurs européens". Le Quai d'Orsay a d'abord tenté de minimiser les faits avant d'exprimer des "regrets" pour le "contretemps" imposé au président bolivien. Une source diplomatique française a reconnu sous couvert d'anonymat des "ratés".

    Les "excuses (...) ne suffisent pas", a rétorqué sèchement jeudi M. Morales.

    Au nom de la droite française (opposition), Pierre Lellouche, ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes, a dénoncé de son côté "l'improvisation, le ridicule et l'amateurisme" de la politique étrangère de l'exécutif socialiste. Pour M. Kourliandsky, le couac diplomatique provoqué par la France "ne crée pas les conditions d'un rebondissement" dans les échanges économiques avec l'Amérique latine.


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  • Les alliés traditionnels de la Bolivie en Amérique du Sud voient rouge. Ils réclament des excuses à l'Union européenne pour avoir temporairement fermé son espace aérien à l'avion d'Evo Morales, soupçonné de transporter le consultant américain Edward Snowden, recherché pour espionnage.

    L'avion de M. Morales, soupçonné de transporter l'américain Edward Snowden - accusé par son gouvernement d'avoir révélé le programme d'espionnage (Prism) - a dû faire une escale forcée de 13 heures en Autriche, après que plusieurs pays européens lui ont refusé le survol de leur espace aérien.

    Au lendemain de son retour de Russie, les membres de l'Union des nations sud-américaines (Unasur, qui regroupe 12 pays), ont tenu à exprimer leur soutien au président bolivien.

    Dans une déclaration commune, les présidents Rafael Correa (Équateur), Nicolas Maduro (Venezuela), Jose Mujica (Uruguay), Desi Bouterse (Surinam) et Cristina Kirchner (Argentine) -, réunis à Cochabamba (centre), ont exigé « des gouvernements de France, d'Espagne, du Portugal et d'Italie qu'ils présentent des excuses publiques adéquates, en relation avec les graves faits qui se sont produits ».

    Les présidents de l'Unasur - à l'exception des chefs d'État du Brésil, de Colombie, du Pérou et du Chili, non signataires de la déclaration - ont notamment relevé que l'offense subie par Morales en Europe n'est pas seulement un affront personnel mais constitue « une agression pour toute l'Amérique Latine.»

    Ils ont exigé que les gouvernements de ces quatre pays européens expliquent les raisons de leur décision d'empêcher le survol de leur espace aérien par l'avion présidentiel bolivien, appuyant au passage la plainte de la Bolivie auprès du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme pour grave violation et mise en danger de la vie du président Morales.

    Menaces diplomatiques

    Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé pour sa part, que l'Europe « a brisé toutes les règles du jeu de la coexistence, car elle a attaqué l'immunité internationale qui protège un chef d'État.»

    M. Maduro a assuré que « la CIA avait ordonné la fermeture de l'espace aérien européen à l'avion du président Morales.» Une information qui lui aurait été confirmée par un ministre d'un de ces gouvernements européens, dont il n'a pas révélé l'identité.

    Pour sa part, le président Morales a insisté sur le fait qu'il ne contentera pas d'excuses. Il a également fait savoir qu'il envisageait la fermeture, si nécessaire, de l'ambassade des États-Unis à La Paz, dénonçant la pression exercée, selon lui, par Washington sur les quatre pays européens qui ont interdit temporairement le survol de leur territoire à son avion.

    « Nous allons étudier, si cela s'avérait nécessaire, la fermeture de l'ambassade des États-Unis en Bolivie. Nous n'avons pas besoin d'une ambassade des États-Unis », a-t-il affirmé.

    « Ma main ne tremblerait pas pour fermer l'ambassade des États-Unis, nous avons notre dignité, notre souveraineté, sans les États-Unis nous nous sentons mieux politiquement, démocratiquement », a-t-il ajouté.

    Les tensions entre Washington et La Paz ne datent pas d'hier. Le président Morales a déjà expulsé l'ambassadeur des États-Unis en Bolivie en 2008, puis la principale agence antidrogue américaine (DEA) début 2009, au motif qu'ils s'immisçaient dans la vie politique bolivienne.

    Dans la rue, la colère contre les États-Unis et les pays européens ne désarme pas en Bolivie. Le consulat américain à Santa Cruz (Est) a été la cible de jets de peinture rouge par des inconnus qui ont également inscrit sur ses murs des graffitis anti-américains. La veille, l'ambassade de France à La Paz a été visée par des jets de pierre.


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  • Le 5 juillet, le président du Venezuela Nicolas Maduro et le président du Nicaragua Daniel Ortega affirment qu'ils sont disposés à accorder l'asile à Edward Snowden. Le site WikiLeaks révèle parallèlement que Snowden aurait demandé l'asile à 6 pays supplémentaires.


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  •  L'Unasur réclame des excuses de l'Europe pour l'escale de Morales

    Plusieurs chefs d'Etat de la gauche sud-américaine ont réclamé jeudi 4 juillet 2013 des excuses publiques pour l'escale forcée de leur homologue bolivien Evo Morales après la fermeture des espaces aériens de plusieurs pays européens, dont la France, à la suite de rumeurs sur la présence avec lui d'Edward Snowden.

    L'ancien consultant de la National Security Agency (NSA), recherché par les Etats-Unis pour ses révélations sur l'ampleur des programmes de surveillance et d'espionnage des services américains, ne se trouvait pas dans l'avion présidentiel.

    Mais l'appareil, qui ramenait le président bolivien d'un sommet sur l'énergie à Moscou, a dû se détourner sur l'aéroport de Vienne où Morales a passé la nuit de mardi à mercredi.

    Dans une déclaration commune, les pays de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) réclament des explications à la France, au Portugal, à l'Espagne et à l'Italie.

    Le communiqué diffusé à l'issue d'un sommet organisé dans l'urgence à Cochabamba, le berceau de la carrière politique de Morales, ne mentionne pas les Etats-Unis, pourtant soupçonnés par certaines capitales sud-américaines d'avoir fait pression sur les Européens.

    Evo Morales, qui a regagné son pays tard mercredi avec 24 heures de retard, a indiqué qu'il envisageait de faire fermer l'ambassade des Etats-Unis à La Paz.

    Le président vénézuélien Nicolas Maduro a rapporté de son côté qu'un ministre d'un gouvernement européen, dont il a tu le nom, lui avait dit que la CIA, l'agence centrale du renseignement US, était derrière cet incident.

    "Nous ne sommes plus des colonies, nous méritons le respect, et lorsqu'un de nos gouvernements est insulté, nous sommes tous insultés", a dit son homologue uruguayen Jose Mujica.

    L'Equatorien Rafael Correa a relevé pour sa part que si un pays avait interdit son espace aérien au président des Etats-Unis ou d'un Etat européen, la situation aurait été tout autre. "Les tambours de la guerre auraient probablement résonné", a-t-il dit.

    L'ABSENCE REMARQUÉE DE DILMA ROUSSEFF

    Etaient présents à Cochabamba, outre Correa, Mujica et Maduro, les présidents d'Argentine et du Suriname.

    En revanche, la Brésilienne Dilma Rousseff s'est fait représenter par son conseiller diplomatique et le vice-ministre des Affaires étrangères. Le Chili, le Pérou et la Colombie, qui entretiennent de bonnes relations avec Washington, ont marqué leurs distances: ni chef d'Etat, ni chef de la diplomatie de ces trois pays n'ont fait le déplacement.

    Les regrets exprimés mercredi soir par la France n'ont pas suffi à apaiser la colère de l'Unasur, qui a dénoncé dès mercredi des "actes inamicaux et injustifiables" tandis que la présidente argentine Cristina Fernandez voyait dans le camouflet infligé à Morales un "vestige du colonialisme" et une "humiliation pour toute l'Amérique du Sud".

    À ce jour cependant, aucun Etat latino-américain n'a offert l'asile à Snowden, dont la présence dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo depuis le 23 juin commence à indisposer les autorités russes. Arrivé en provenance de Hong Kong, Edward Snowden a demandé l'asile à une vingtaine de pays, mais se trouve dans l'impossibilité de se déplacer. Lui accorder l'asile ne serait pas sans conséquences, a averti Barack Obama.


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  • Le président bolivien Evo Morales a estimé jeudi "insuffisantes" les excuses présentées par les pays européens qui lui ont refusé leur espace aérien mardi et l'ont forcé à une escale à Vienne alors qu'il avait revenait de Moscou.

    Le président Morales a finalement atterri mercredi soir à La Paz après 13 heures d'escale forcée - et 17 heures de vol - après avoir été d'abord soupçonné de transporter l'informaticien américain en fuite Edward Snowden.

    "Les excuses de la part de pays qui ne nous ont pas permis de survoler leur territoire ne suffisent pas", a déclaré M. Morales qui participait à une cérémonie dans le village de Shinaota dans son fief de cette région centrale du pays.

    La France a fait part "de ses regrets" suite "au contretemps occasionné pour le président Morales par les retards dans la confirmation de l'autorisation de survol du territoire par l'avion du président".

    Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a notamment téléphoné à son homologue, David Choquehuanca, pour l'assurer que Paris n'avait jamais eu l'intention de refuser le survol du territoire français à l'avion du président bolivien.

    "Ce qui s'est passé ces derniers jours n'est pas un hasard, ce n'est pas une erreur, certains des pays qui se sont excusés évoquent un erreur mais ce n'est pas une erreur", a insisté le président bolivien.

    S'affirmant contrarié par ces récents événements, le président s'est interrogé sur leurs causes.

    "Quel était l'objectif principal ? Me faire peur ? Me faire taire ? M'intimider ? Quel était le but poursuivi ?", s'est demandé M. Morales, qui a réitéré qu'il ne lui était absolument pas venu à l'esprit de faire sortir M. Snowden de Russie.

    "Impossible, impossible", a-t-il répété, précisant qu'une équipe de juristes analysait les répercussions légales "d'une telle violation des traités internationaux".

    Le gouvernement bolivien a également convoqué les ambassadeurs de France, Italie et Espagne ainsi que le consul du Portugal pour qu'ils s'expliquent, tandis que les partis proches du pouvoir ont fait parvenir au Congrès une demande d'expulsion de ces diplomates.

    Des incidents ont eu lieu également près de l'ambassade de France en Bolivie, avec jets de pierres et incendie de drapeaux français.

    Par ailleurs plusieurs présidents de pays membres de l'Union des nations sud-américaines (Unasur, qui regroupe 12 pays), doivent se retrouver jeudi après-midi à Cochabamba pour manifester leur "solidarité" et de leur "indignation" face à des actes qui ont "mis en danger la sécurité" de M. Morales et de son entourage, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Pérou, qui exerce la présidence tournante.

    Les présidents d'Argentine, Cristina Kirchner, d'Equateur, Rafael Correa, du Venezuela, Nicolas Maduro, d'Urugauy, José Mujica, et du Suriname, Desi Bouterse, doivent notamment participer à cette réunion.


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  • La France et le Portugal qui ont fermé leur espace aérien à l'avion du président bolivien Evo Morales, ainsi que les autorités autrichiennes qui ont fouillé cet appareil n'ont violé aucune norme du droit internationale, estime Rafaïl Aptoukov, membre du Conseil social auprès du Service russe de surveillance des transports.

    "Les principes régissant les transports aériens sont formulés dans la Convention de Chicago relative à l'aviation civile internationale. Analysant l'incident survenu à l'avion du président bolivien, j'ai constaté qu'aucun pays n'a violé les dispositions de ce document", a déclaré M. Aptoukhov lors d'une table ronde organisée jeudi à RIA Novosti  sur le thème: "Règles internationales des transports aériens: quand la politique se met au-dessus des lois".

    D'après l'expert, "il existe une procédure bien définie qu'un avion doit respecter pour effectuer un vol international".

    "Selon cette procédure, le pays d'où part un avion doit fournir un plan de vol à tous les pays situés sur le parcours de l'appareil, ce plan étant considéré par les services nationaux de contrôle du trafic aérien comme une consigne", a indiqué M. Aptoukhov.

    Il a fait savoir que le Portugal avait fermé son espace aérien au moment où l'avion du président bolivien se trouvait encore à Moscou. Suite à cette décision de Lisbonne, le plan du vol a été modifié, permettant le décollage de l'appareil.

    "C'est alors que des choses étranges ont commencé. Lorsque l'avion était déjà en vol, les pilotes ont reçu un message qui leur interdisait d'entrer dans l'espace aérien de la France. L'équipage a alors fait ce qu'il devait faire: il a pris la décision d'atterrir sur un aérodrome de dégagement, en l'occurrence à Vienne", a indiqué l'expert, précisant qu'il s'agissait de sa version des événements.

    Selon M. Aptoukhov, la perquisition de l'avion de M. Morales par les autorités autrichiennes ne constitue pas non plus une dérogation aux normes du droit international.

    "Les services terrestres sont tenus de vérifier le bon fonctionnement des systèmes de l'avion et de recueillir les observations de l'équipage. La décision de soumettre les pilotes à un contrôle ne va pas à l'encontre de l'article 16 de la Convention de Chicago", a indiqué l'expert. 

    Dans la nuit de mardi à mercredi, la France et le Portugal ont fermé leur espace aérien à l'avion du président bolivien qui revenait d'un sommet des pays exportateurs de gaz organisé à Moscou. Les autorités de ces deux pays européens soupçonnaient la présence de l'ex-consultant de la CIA Edward Snowden à bord de l'appareil. 

    Au moment où cette décision a été annoncée, l'avion volait depuis trois heures et demie. Il a dû atterrir à Vienne, en Autriche, pour se ravitailler.


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  • Le pilote de l'avion du président bolivien, Evo Morales, a demandé la permission d'atterrir à Vienne pour une difficulté technique, rapportaient hier soir les médias autrichiens, alors que Evo Morales affirme avoir été forcé à faire escale pour des raisons politiques. La télévision publique ORF2 a diffusé une conversation entre le pilote et la tour de contrôle de l'aéroport de Vienne, où il demande la permission d'atterrir car la jauge d'affichage du carburant est défectueuse.


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  • Pour voir l'intervention d'Evo Morales, cliquez sur cette photo.

    Réunion de Cochabamba

    Pour voir toute la conférence, cliquez sur la photo


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  • Le sommet de

    Le 4 juillet, le président Evo Morales de Bolivie avec la présidente Cristina Fernandez d'Argentine, et le président José "pépé" Mujica d'Uruguay.

    Le sommet de Cochabamba en Bolivie

    de gauche à droite: le Président Rafael Correa (Equateur) ,  le Président Jose Mujica (Uruguay), la Présidente Cristina Fernandez (Argentine) , le Président Evo Morales (Bolivie), le Président Nicolas Maduro (Vénézuéla) et le Président Desi Bouterse (Surinam) à Cochabamba, en Bolivie.


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  • “Declaración de Cochabamba”.

    DECLARACIÓN DE COCHABAMBA

    Ante la situación a la que fuera sometido el Presidente del Estado Plurinacional de Bolivia, Evo Morales, por parte de los gobiernos de Francia, Portugal, Italia y España, denunciamos ante la comunidad internacional y los diversos organismos multilaterales:

    • La flagrante violación de los Tratados Internacionales que rigen la convivencia pacífica, solidaridad y cooperación entre nuestros Estados, que constituye un acto insólito, inamistoso y hostil, configurando un hecho ilícito que afecta la libertad de tránsito y desplazamiento de un Jefe de Estado y su delegación oficial.

    • El atropello y las prácticas neocoloniales que aún subsisten en nuestro planeta en pleno siglo XXI.

    • La falta de transparencia sobre las motivaciones de las decisiones políticas que impidieron el tránsito aéreo de la nave presidencial boliviana y su presidente.

    • El agravio sufrido por el presidente Evo Morales, que ofende no solamente al pueblo boliviano sino a todas nuestras naciones.

    • Las prácticas ilegales de espionaje que ponen en riesgo los derechos ciudadanos y la convivencia amistosa entre naciones.

    Frente a estas denuncias, estamos convencidos que el proceso de construcción de la Patria Grande, en el que estamos comprometidos, debe consolidarse en pleno respeto a la soberanía e independencia de nuestros pueblos, sin la injerencia de los centros hegemónicos mundiales, superando las viejas prácticas en las que se pretende imponer países de primera y de segunda clase.

    Las Jefas y Jefes de Estado y de Gobierno de países de la Unión de Naciones Suramericanas UNASUR, reunidos en Cochabamba, Bolivia el 4 de julio de 2013,

    1. Declaramos que la inaceptable restricción a la libertad del Presidente Evo Morales Ayma, convirtiéndolo virtualmente en un rehén, constituye una violación de derechos no sólo al pueblo boliviano, sino a todos los países y pueblos de Latinoamérica y sienta un peligroso precedente en materia del derecho internacional vigente.

    2. Rechazamos las actuaciones claramente violatorias de normas y principios básicos del derecho internacional, como la inviolabilidad de los Jefes de Estado.

    3. Exigimos a los gobiernos de Francia, Portugal, Italia y España, expliquen las razones de la decisión de impedir el sobrevuelo del avión presidencial del Estado Plurinacional de Bolivia por su espacio aéreo.

    4. De igual manera exigimos a los gobiernos de Francia, Portugal, Italia y España presenten las disculpas públicas correspondientes en relación a los graves hechos suscitados.

    5. Respaldamos la Denuncia presentada por el Estado Plurinacional de Bolivia ante la Oficina del Alto Comisionado de Naciones Unidas para los Derechos Humanos, por la grave violación de Derechos Humanos y puesta en peligro concreto de la Vida del Presidente Evo Morales. Asimismo, respaldamos el derecho del Estado Plurinacional de Bolivia de realizar todas las acciones que considere necesarias ante los Tribunales e instancias competentes.

    6. Acordamos conformar una Comisión de Seguimiento, encargando a nuestros Cancilleres la tarea de realizar las acciones necesarias para el esclarecimiento de los hechos.

    Finalmente, en el espíritu de los principios establecidos en el Tratado Constitutivo de UNASUR, exhortamos a la totalidad de las Jefas y Jefes de Estado de la Unión a acompañar la presente Declaración. De igual manera, convocamos a la Organización de las Naciones Unidas y organismos regionales que aún no lo han hecho, a pronunciarse sobre este hecho injustificable y arbitrario.

     

    Cochabamba, 4 de julio de 2013

     


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  • Los Estados Partes del MERCOSUR expresan su indignación y firme rechazo por la revocación infundada de los permisos de sobrevuelo y aterrizaje previamente concedidos por autoridades de algunos países europeos al avión que trasladaba al Presidente del Estado Plurinacional de Bolivia, Evo Morales, el día de ayer.

     Dichos actos inamistosos e injustificables a los cuales fue sometido el Presidente Evo Morales son incompatibles con las prácticas internacionales, con las normas de buena convivencia entre naciones soberanas y con el derecho internacional. Aún más grave, han puesto en serio riesgo la seguridad del jefe de Estado boliviano y la de su comitiva.

     La actitud de dichas autoridades constituye una grave ofensa no solo al Estado Plurinacional de Bolivia, en proceso de adhesión al MERCOSUR, sino también a todo el MERCOSUR, lo que exige una pronta aclaración y las correspondientes excusas.

     Nuestros países condenan la retención injustificada del Presidente Evo Morales y manifiestan su pleno apoyo y solidaridad al Gobierno del Estado Plurinacional de Bolivia y en especial a la investidura del Presidente. 

     

    Montevideo, 3 de julio de 2013.


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  • Le président bolivien Evo Morales était toujours à Vienne mercredi où son avion a dû atterrir après s'être vu refuser l'espace aérien de plusieurs pays européens sur des suspicions qu'il transportait l'informaticien américain Edward Snowden, réfugié dans un aéroport de Moscou.

    L'imbroglio diplomatique s'est produit quelques heures après que M. Morales a déclaré, en marge d'une visite mardi à Moscou, que son pays était prêt à accueillir le fugitif recherché pour espionnage par les Etats-Unis.

    Le président bolivien devait regagner dans la soirée La Paz mais son appareil a été contraint d'atterrir à Vienne après que le Portugal lui a initialement refusé une escale technique et la France le survol de son territoire, selon le ministre bolivien des Affaires étrangères, David Choquehuanca.

    La Bolivie a affirmé que plusieurs pays européens avaient refusé dans un premier temps que l'appareil de M. Morales traverse leur espace aérien, soupçonnant qu'Edward Snowden se trouvait à bord de l'avion présidentiel, ce qui a été démenti par La Paz et les autorités autrichiennes à l'aéroport de Vienne.

    La France, puis le Portugal, l'Italie ont donné par la suite leur feu vert pour que l'avion du président bolivien puisse finalement emprunter leur espace aérien, a déclaré depuis l'Autriche le ministre bolivien de la Défense, Ruben Saavedra.

    L'Espagne a fait de même, en autorisant une sescale de de l'appareil.

    Auparavant, M. Morales avait indiqué que Madrid posait comme condition au survol de son territoire une inspection de l'appareil.

    Mercredi matin, l'avion de M. Morales était toujours à l'aéroport de Vienne d'où il devait repartir en direction de La Paz.

    "Actuellement, le gouvernement bolivien travaille à établir le plan de vol" pour le retour de M. Morales, a déclaré un porte-parole du ministère autrichien de l'Intérieur, Karl-Heinz Grundboeck.

    A La Paz, le ministre bolivien des Affaires étrangères, David Choquehuanca, a critiqué "les rumeurs infondées sur la présence de M. Snowden dans cet avion", déplorant un "énorme mensonge".

    "Nous voulons exprimer notre mécontentement, car la vie du Président a été mise en danger", a-t-il déclaré, ajoutant que "des explications seraient exigées" à Lisbonne et Paris et que "les lois du trafic aérien avaient été violées".

    Les péripéties du président Morales ont indigné les alliés de la Bolivie en Amérique Latine.

    Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Elias Jaua, a condamné une agression "brutale, grossière et inappropriée" contre le chef de l'Etat bolivien.

    De son côté, Ricardo Patiño, ministre des Affaires étrangères de l'Equateur, l'un des 21 pays où Snowden a demandé l'asile politique, a estimé que "cela semblait être une terrible offense au président Morales".

    Edward Snowden a essuyé mardi un refus de la part de nombreux pays auxquels il a demandé l'asile politique. En contact étroit avec de nombreuses capitales, les Etats-Unis ont dit avoir "bon espoir" que l'ex-consultant de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) rentre aux Etats-Unis.

    L'ancien consultant de la NSA est à l'origine des révélations fracassantes sur un programme américain secret de surveillance des communications mondiales.

    Invisible depuis son départ de Hong Kong il y a 11 jours, il a permis la publication le weekend dernier de nouvelles informations sur l'espionnage des communications de l'Union européenne, provoquant la colère des Européens. Ces révélations font aussi planer la menace d'un blocage des négociations pour un accord de libre-échange entre l'UE et les Etats-Unis.

    Edward Snowden a reçu mardi le soutien de son père, Lon Snowden, qui a comparé son fils à un illustre patriote de la guerre d'indépendance américaine au 18e siècle, Paul Revere.


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  • La Bolivie a annoncé mercredi qu'elle avait décidé de dénoncer devant l'ONU et la Commission des droits de l'Homme des Nations Unies la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal pour avoir fermé leur espace aérien à l'avion du président Evo Morales.

    "En tant que gouvernement, nous portons nos plaintes au niveau international. Nous l'avons déjà fait auprès de l'ONU, et, dans les heures qui viennent, nous allons le faire auprès de la Commission des droits de l'homme des Nations unies", a dit le vice-président Alvaro Garcia, qui assure l'intérim de la présidence, lors d'une conférence de presse à La Paz.

    Il a expliqué que l'objet de cette démarche était "de commencer une procédure contre les responsables de cette violation du droit aérien qui ont mis en danger la vie du président en l'empêchant de survoler les territoires de certains pays européens, ce qui n'arrive même pas en temps de guerre".

    Evo Morales, en provenance de Moscou et soupçonné de transporter à bord de son avion l'informaticien américain Edward Snowden, a été contraint à une escale forcée de 13 heures à Vienne après que plusieurs pays européens eurent fermé leur espace aérien à l'avion du président bolivien. Ce dernier a quitté Vienne mercredi.

    M. Morales avait déclaré à Moscou que son pays étudiait la possibilité d'accorder l'asile au fugitif recherché pour espionnage par les Etats-Unis.

    Après quelques heures, les quatre pays européens ont autorisé l'avion de M. Morales à survoler leur territoire, alors que La Paz affirme qu'il s'agissait d'un plan orchestré par les Etats-Unis, un pays avec lequel la Bolivie a des relations tendues.


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  • Les députés à la Douma (chambre basse du Parlement russe) sont indignés par la nouvelle sur le déroutement de l’avion du président bolivien Evo Morales qui a dû se poser à Vienne.

    Parti de Moscou mardi soir pour La Paz, l’avion a dû changer sa route en catastrophe car plusieurs pays européens lui ont refusé d'entrer dans leur espace aérien. En cause : une rumeur sur le fait que l'informaticien Edward Snowden, qui a révélé l'espionnage à grande échelle des Etats-Unis, toujours bloqué à l'aéroport de Moscou, était à bord, en compagnie du chef de l'Etat, prêt à lui accorder un asile politique.

    « Toutes les normes du droit international sont bafouées. Je suis choqué », a déclaré à ITAR-TASS Léonide Kalachnikov, premier vice-président de la Commission des affaires internationales.

    « C’est odieux », « toutes les bornes ont été dépassées », fulmine-t-il. « Un chef de l’Etat bénéficie de l’immunité incontestable. Cet incident, c’est un diktat des plus cyniques, pour que les autres se tiennent pour avertis ». Le député ne doute pas que « les Etats-Unis sont derrière tout ça ».

    La France et le Portugal ont interdit le survol de leurs territoires, et l’avion présidentiel s’est trouvé bloqué, indique la télévision latino-américaine Telesur. Le Falcon d'Evo Morales a donc dû se poser à Vienne. Edward Snowden n’était pas à bord.


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  • Les auteurs du « détournement scandaleux de l’avion » du président bolivien Evo Morales devront assumer la responsabilité des incidents qui risquent d’arriver au chef de l’Etat pendant le voyage, a déclaré mercredi l’ambassadrice de Bolivie en Russie, Mme Maria Luisa Ramos Ursagaste, sur le plateau de Russia Today.

    « A partir de ce moment, la responsabilité de n’importe quel incident qui puisse arriver au président Evo Morales au cours de son voyage, incombe aux pays qui ont organisé le 2 juillet ce détournement scandaleux de l’avion du président Evo Morales », a-t-elle souligné.

    « Nous voulons mettre en garde la communauté mondiale contre les conséquences catastrophiques de cette politique qui sont un outrage à la dignité de n’importe quel homme ou pays, a déclaré la diplomate. Nous nous sentons en danger car la politique actuelle des Etats-Unis et de leurs alliés de l’OTAN est une tentative de se garantir la sécurité au frais des autres ».

    « Je parle en l’occurrence de la sécurité du numéro un de notre pays, et le danger est bien réel », a ajouté Mme Ursagaste.


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  • N’importe quel pays a le droit de disposer librement de son espace aérien, affirme-t-on à la Compagnie publique d’organisation des transports aériens de Russie. ITAR-TASS a reçu ces explications en réponse à la question de savoir si une autorisation de survoler le territoire d’un pays pouvait ou non être retirée alors que l’avion était déjà dans les airs.

    « Oui, c’est possible. Chaque pays a le droit de prendre telle ou autre décision concernant l’utilisation de son espace aérien souverain à n’importe quel moment, a dit le porte-parole de la Compagnie, Nikolaï Ivachov. Cette décision pourrait être dictée par des raisons de sécurité ou les risques engendrés par le vol de l’avion ».

    L’avion du président bolivien Evo Morales a dû changer sa route en catastrophe pour se poser à Vienne, mardi soir, après que l’Espagne, le Portugal, la France et l’Italie lui ont refusé d’entrer dans leur espace aérien. En cause : une rumeur sur le fait que l'informaticien Edward Snowden, qui a révélé l'espionnage à grande échelle des Etats-Unis, toujours bloqué à l'aéroport de Moscou, était à bord, en compagnie du chef de l'Etat, prêt à lui accorder un asile politique.


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  • L'avion du président bolivien Evo Morales n'a pas été inspecté après avoir été contraint à faire escale à Vienne, contrairement à ce qu'ont annoncé les autorités autrichiennes, a déclaré mercredi le ministre bolivien de la Défense Ruben Saavedra.

    Personne n'est monté à bord pour vérifier si Edward Snowden, l'informaticien recherché pour espionnage aux Etats-unis, s'y trouvait ou non parce que le chef de l'Etat s'y est opposé, a-t-il expliqué.

    Selon le vice-président bolivien Alvaro Garcia, des responsables se sont toutefois présentés à la porte de l'appareil.


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  • L'affaire autour de l'informaticien américain en fuite Edward Snowden fait des vagues en Europe, comme en témoigne un couac mercredi entre Paris et Berlin, de même que les péripéties du président bolivien Evo Morales, contraint à une escale forcée à Vienne.

    Mercredi, la porte-parole du gouvernement français Najat Vallaud-Belkacem a plaidé pour une "suspension temporaire" des négociations entre l'UE et les Etats-Unis sur un accord de libre-échange, en raison des révélations sur l'espionnage des Américains en Europe. Côté allemand, on soutenait en revanche un démarrage des négociations la semaine prochaine comme prévu.

    L'ancien consultant de la puissante Agence américaine de sécurité nationale (NSA) est à l'origine des révélations fracassantes sur un programme américain secret de surveillance des communications mondiales.

    Invisible depuis son départ de Hong Kong il y a 11 jours, il a permis la publication le week-end dernier de nouvelles informations sur l'espionnage des communications de l'Union européenne, provoquant la colère des Européens.

    Soupçonné d'avoir emmené avec lui Edward Snowden, le président bolivien Evo Morales, en provenance de Moscou, a dû faire une escale forcée de 13 heures à Vienne après que plusieurs pays européens eurent interdit à son appareil de survoler leur espace aérien.

    Il a finalement pu quitter la capitale autrichienne mercredi en fin de matinée. Son avion s'est posé dans l'après-midi aux Canaries pour une escale technique avant de regagner la Bolivie.

    "C'était quasiment comme un enlèvement de près de 13 heures", a protesté le président bolivien, furieux, lors d'une conférence de presse à l'aéroport autrichien. Il a notamment pointé du doigt la France, l'Italie, le Portugal et l'Espagne qui ont, selon La Paz, refusé à son avion le survol de leur territoire.

    Il s'agit "d'une erreur historique", a-t-il lancé, "d'une provocation (...) envers la Bolivie et toute l'Amérique latine, c'est une agression envers l'Amérique latine".

    La colère de ce pays andin s'est aussi exprimée dans la rue à La Paz où une centaine de manifestants ont brûlé un drapeau français et jeté des pierres sur l'ambassade de France.

    L'imbroglio diplomatique s'est produit quelques heures après que M. Morales a déclaré, en marge d'une visite mardi à Moscou, que son pays était prêt à accueillir le fugitif recherché pour espionnage par les Etats-Unis, et réfugié actuellement dans un aéroport à Moscou.

    Le président bolivien aurait dû regagner La Paz mardi dans la soirée mais son appareil a été contraint d'atterrir à Vienne. Plusieurs pays européens ont, selon la Bolivie, refusé dans un premier temps que l'appareil de M. Morales traverse leur espace aérien, soupçonnant qu'Edward Snowden se trouvait à bord de l'avion présidentiel, ce qui a été démenti par La Paz et les autorités à l'aéroport de Vienne.

    Des policiers autrichiens sont montés pour un contrôle à bord de l'appareil une fois que ses occupants l'avaient quitté, en accord avec le pilote et Evo Morales, ont indiqué des porte-parole des ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur. Mais l'avion n'a pas été fouillé, car il n'y avait "aucune raison légale pour une fouille", a précisé à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Karl-Heinz Grundböck.

    A La Paz, le ministre bolivien des Affaires étrangères, David Choquehuanca, a critiqué "les rumeurs infondées sur la présence de M. Snowden dans cet avion", déplorant un "énorme mensonge".

    "Nous voulons exprimer notre mécontentement, car la vie du Président a été mise en danger", a-t-il dit.

    L'ambassadeur bolivien auprès de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Sacha Llorenti, a déclaré à Genève que la Bolivie avait "mis en oeuvre une procédure pour dénoncer ces faits devant le secrétaire général de l'ONU".

    M. Morales a reçu le soutien de ses alliés en Amérique Latine. Ricardo Patino, ministre des Affaires étrangères de l'Equateur, l'un des 21 pays où Snowden a demandé l'asile politique, a notamment estimé que "cela semblait être une terrible offense au président Morales".

    Edward Snowden a essuyé mardi un refus de la part de nombreux pays auxquels il a demandé l'asile politique. En contact étroit avec de nombreuses capitales, les Etats-Unis ont dit avoir "bon espoir" que l'ex-consultant de la NSA rentre aux Etats-Unis.


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  • Le pilote de l'avion du président bolivien Evo Morales a demandé la permission d'atterrir à Vienne pour une difficulté technique, rapportaient mercredi soir les médias autrichiens, alors que M. Morales affirme avoir été forcé à faire escale pour des raisons politiques.

    Le journal du soir de la télévision publique ORF2 a diffusé une conversation entre le pilote et la tour de contrôle de l'aéroport de Vienne, où il demande la permission d'atterrir car la jauge d'affichage du carburant est défectueuse.

    Le président bolivien a dû faire une escale forcée de 13 heures dans la capitale autrichienne, selon La Paz, parce que la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal ont interdit à son appareil de survoler leur espace aérien.

    Evo Morales, qui rentrait de Moscou à La Paz et devait faire une escale de ravitaillement, était soupçonné de voyager avec Edward Snowden, l'ancien consultant de la puissante Agence américaine de sécurité nationale (NSA), recherché dans son pays pour avoir fait des révélations sur un programme secret de surveillance des communications mondiales.

    M. Morales avait déclaré mardi à Moscou que son pays était prêt à accueillir le fugitif recherché pour espionnage par les Etats-Unis, et réfugié actuellement dans un aéroport à Moscou.

    Evo Morales a qualifié d'"erreur historique" et de "provocation (...) envers la Bolivie et toute l'Amérique latine" l'attitude des pays concernés.

    La France a fait part mercredi à la Bolivie de ses "regrets", évoquant un "contretemps". L'Espagne a souligné mercredi qu'elle avait, dès mardi, donné une première fois l'autorisation de survoler son territoire, et qu'elle avait renouvelé mercredi cette autorisation. Le Portugal a invoqué des "considérations techniques" qui empêchaient l'atterrissage pour un ravitaillement mais pas le survol.


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